« L’enfant absorbant »
Écoles de vie et de développement personnel, les institutions qui appliquent la pédagogie Montessori connaissent un fort succès auprès des parents. La méthode de cette école alternative est un apprentissage adapté au rythme naturel de l’enfant. Cap sur une révolution pédagogique...
C’est dans les années 1920 que le docteur Maria Montessori a observé que les méthodes de scolarisation appliquées aux enfants ne favorisaient pas leur éveil et leur soif d’apprendre. L’école était alors subie et considérée comme un lieu de passage obligé, souvent alimenté de violences physiques et morales. C’est contre cette rigidité des enseignements que le docteur Montessori créa la méthode du même nom. Sa volonté était d’adapter une pédagogie à l’enfant afin de susciter une curiosité et un amour de la connaissance. D’abord développée pour des enfants handicapés, sa méthode s’est appliquée à tous les enfants.
Une école alternative
Le système Montessori ne s’apparente nullement au système éducatif normal. Il en est même l’opposé. Loin de l’image désuète des bancs et des uniformes, marquant la rigidité de l’instruction dans les écoles, ce nouveau mode d’apprentissage révolutionne l’instruction des plus jeunes.
La pédagogie Montessori est basée sur l’autonomie. Les enfants sont répartis dans des « ambiances » par tranches d’âge de trois ans avec au moins un éducateur et un assistant. Dans chaque ambiance, différents outils Montessori sont à la disposition des enfants qui choisissent le matériel qu’ils veulent expérimenter. C’est à eux de comprendre l’utilité de chaque objet pour que l’apprentissage soit concret. Cette réflexion sur le matériel et son utilisation est un but au quotidien et définit une curiosité naturelle pour l’avenir.
Cette pédagogie est donc destinée à accompagner les enfants dans leur développement afin qu’ils grandissent, qu’ils acquièrent une certaine autonomie et qu’ils s’intègrent dans la société pour devenir des adultes épanouis. Un enfant va avoir envie d’apprendre si on ne le force pas. Il s’agit d’attiser sa curiosité, de ne pas le juger et de lui laisser le droit à l’erreur. C’est ici que l’éducation d’un enfant souffrant de déficience visuelle prend toute sa valeur. Dans un cadre où l’apprentissage se fait par le toucher, il apprend aussi vite que tout autre enfant. Dans ce cadre tolérant et valorisant, il est écouté et guidé à travers ses propres découvertes. Il n’est plus assisté mais accompagné. Une nuance nécessaire dans ses futures relations sociales et professionnelles.
Une méthode efficace
Pour Maria Montessori, l’enfant ne peut être éduqué que par lui-même. C’est-à-dire qu’il doit avoir une démarche motivée par une curiosité. L’apprentissage n’en sera que plus efficace. Ce mode d’instruction utilise des moyens concrets, ce qui donne un sens à l’apprentissage. Loin du « par coeur » dans un circuit traditionnel, les leçons prennent ici tout leur sens. Elles sont retenues car elles sont comprises. Cette méthode n’est donc pas sujette aux contraintes. Les enfants sont dispensés de travail périscolaire, souvent source de stress pour l’enfant et de dépassement pour les parents.
Où trouver ces écoles ?
La méthode Montessori est développée dans des écoles privées. Cela implique des frais de scolarité importants. Ces écoles bénéficient d’une réputation établie hors frontières. En France, elles se trouvent dans les capitales régionales : Rennes, Paris… et souffrent d’un manque de tolérance de l’Éducation Nationale vis-à-vis des modes de scolarisation alternatifs. Le développement de ces écoles et la motivation des étudiants à vouloir suivre sa formation montrent une réelle envie de prendre en main l’éducation des enfants de demain et de pallier les défauts du système scolaire traditionnel.
Mathilde van Eeckhout
Vous pouvez trouver davantage d’informations sur le site www.montessori.fr
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