En ville, il faut suivre la voix
Le déplacement des non-voyants en ville nécessite parfois l’utilisation d’un GPS. Quelques-uns de nos adhérents se sont rencontrés pour débattre sur les nouveaux modèles existants et tester les fonctionnalités de chaque produit.
Prix et fonctionnalités des différents GPS
Le petit nouveau : le Kapten
Nous vous en parlions dans un précédent Mag, le Kapten est un GPS grand public dont la particularité est de ne pas avoir d’écran. Tout est vocal, il est donc accessible aux non-voyants. Le pilotage de l’appareil peut se faire à la voix, et il est destiné aux piétons et aux utilisateurs de transport en commun.
Le problème résiderait dans sa destination au grand public, en effet il ne possède pas toutes les fonctionnalités dont les aveugles ont besoin. Son petit prix reste tout de même un avantage.
La référence : le Trekker
Se présentant sous forme d’un boitier un peu plus imposant, le Trekker est LA référence des GPS accessibles aux non-voyants. Le petit plus de ce GPS spécialement adapté est qu’il donne des informations nécessaires comme l’endroit on l’on se trouve et la description du lieu (rue avoisinantes, carrefours,...)
Le Trekker, muni d’une synthèse vocale (Maestro) peut aussi être utilisé comme organiseur, carnet d’adresse,...
Le prix reste tout de même élevé : autours de 2000€.
Dans la même catégorie, nous pouvons référencer le BlindNavigator, moins cher que le Trekker (1200€).
Le mobile : le Wayfinder
Ce logiciel GPS est intégré dans les téléphones mobiles. Il doit être accompagné du logiciel Talks qui permet de « vocaliser » le portable. Le prix total de l’ensemble oscille autours de 900€. Là encore le Wayfinder est adapté pour les non-voyants et donne les informations supplémentaires pour se repérer en toute autonomie.
Le petit plus du Wayfinder réside dans son intégration dans un téléphone qui devient donc multifonction et qui est toujours à portée de main.
Quels besoin pour les non-voyants ?
Les déficients visuels ont besoin de plus d’autonomie dans leurs déplacements, le GPS doit donc fournir le maximum d’informations sur le lieu où ils se trouvent : le nom de la rue et des rues avoisinantes, la proximité de carrefours, de lieux publics particuliers, etc...
Un GPS idéal devrait être le plus précis possible (la situation par satellite reste approximative), il pourrait même être capable de dire que le déficient visuel dévie de « sa ligne » (pour ne pas marcher sur la route). Nous pourrions imaginer que le GPS idéal indique si un feu piéton est rouge ou vert (en se connectant au système de boitiers vocaux des feux rouges), ou vibrer lorsque l’on traverse des voix de tramway pour être sûr de ne pas rester sur les rails.
Le logiciel pourrait aussi indiquer les lieux accessibles aux non-voyants (musées, cinémas,…). Il devrait même permettre au non-voyant de se déplacer dans un lieu public tel qu’une gare ou un aéroport, ce qui n’existe pas pour le moment.
Thomas PASCAUD
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