La question des transports en commun
À Paris, bon nombre de handicapés font entendre leur mécontentement quant à l’utilisation du métro : ascenseurs en panne, peu de personnel présent pour les aider, accès difficiles et dangereux. Depuis quelques semaines, Bruxelles nous montre l’exemple avec un métro rendu accessible à tous.
L’exemple à suivre de Bruxelles
« Le nouveau métro fait bouger Bruxelles », dit le slogan de la Stib, l’entreprise belge de transport urbain. Rampes d’accès, ascenseurs et bornes en braille sont présents pour aider les personnes handicapées à mieux se déplacer. Les usagers de la station de métro de Mérode ont vu fleurir toutes sortes de « lignes de guidage » reliant les différents pupitres de guidage pour les aveugles. Ceux-ci permettent aux déficients visuels de se repérer dans la station. Comme pour les trottoirs de la rue, des plaques « cloutées » permettent de prévenir du danger (escaliers, bords de quais).
L’objectif affiché de la Stib est d’équiper tout le réseau d’ici 2012. Aujourd’hui, 21 stations profitent de ces avantages.
La France a encore des progrès à faire
À Paris, de plus en plus de handicapés, d’associations, et même de journalistes, interrogent les autorités à propos de l’accessibilité du métro. L’exemple le plus flagrant est celui du fauteuil roulant, mais il en est de même pour les déficients visuels qui ont souvent des difficultés à prendre l’escalier, à se repérer dans un grand lieu bruyant, et qui se mettent en danger lorsque les escaliers ou les bords de quais ne sont pas « marqués » au sol.
De nombreux reportages nous montrent des ascenseurs en panne, des rames de métros inaccessibles depuis le quai, des agents peu présents pour aider les voyageurs, etc. Les responsables expliquent que le métro est difficile à mettre aux normes et que les financements manquent, mais que d’ici 2015, les travaux d’aménagement devraient être effectués, ainsi que pour les bus.
En attendant, on peut aller voir du côté de Rennes. La ligne de métro inaugurée il y a cinq ans a été conçue pour offrir le maximum d'accessibilité et de sécurité aux personnes à mobilité réduite. Des parois vitrées séparent le quai de la voie, ce qui rend toute chute impossible. Des portes palières, situées face aux portes du métro, s'ouvrent quand la rame s'immobilise. Le plancher de la rame coïncide avec le niveau du quai, et chaque station de métro est équipée d'un ascenseur.
Mais il reste encore la question du repérage pour les déficients visuels, et l’exemple de Bruxelles (bornes et plaques « cloutées ») devrait être étudié par les autorités françaises.
Source : lalibre.com et rue89.com



