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Marathon de Chicago

De retour d’un marathon fort en émotions, Michel Lebesnerais, coureur non-voyant et membre de l’UNADEV, nous fait part de son ressenti. Retour sur son aventure hors du commun à Chicago.

Michel Lebesnerais avec sa médaille

Une course, une rencontre...

Quelles ont été vos motivations pour participer au marathon de Chicago ?

Ce marathon était un projet de longue date. L’UNADEV fête ses 80 ans, et comme mon 20ème marathon approchait, je voulais créer l’évènement. C’était une bonne occasion de marquer ces manifestations d’une symbolique forte.

Vous êtes-vous entraîné de manière particulière pour ce marathon ?

Toutes les courses se préparent avec le même sérieux. L’entraînement a débuté au mois de juin. Durant douze semaines, nous avons pratiqué quatre entraînements par semaine.

Parlons de Chicago. Comment s’est déroulé votre voyage ?

Mon voyage a été riche en émotions. Tout d’abord, l’accueil qui nous a été fait était impressionnant. Une réception avait été organisée au Consulat de France pour l’ensemble des coureurs français. À cette occasion, j’ai pu rencontrer le maire de Chicago, Mayor Richard Daley.

Comment avez-vous vécu cette rencontre ?

Cette rencontre a été un moment émouvant. J’ai pu lire la lettre en braille que Bertrand Delanoë, le maire de Paris, avait adressée à Monsieur Daley. Elle était porteuse d’un message d’amitié renforçant le jumelage entre les deux villes. Lire cette lettre devant 300 personnes, le Consul de France et Karen Tamley, la Commissaire chargée du Handicap à la ville de Chicago, a été un réel plaisir. Cette cérémonie a été une expérience humaine forte et riche en solidarité.

Poignée de mains entre Michel et M. DALEY

Passons au marathon, comment avez-vous vécu cette course ?

On était 34 000 à partir sur la ligne de départ. L’ambiance était vraiment extraordinaire, malgré le froid et le vent. Nous tenions quand même à rester dans l’esprit de compétition et faire un bon temps. Pendant la course, la solidarité prime entre Gérard et moi. Lorsqu’on court, nous ne faisons qu’un. Nous sommes restés dans notre objectif. Dans l’ensemble, nous sommes satisfaits de notre temps qui est de 3 h 31 minutes.