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William Audiodescripteur : « J’aime faire un travail utile à la communauté »

 

Chargé de l’audiodescription du Mérignac Photographic festival en collaboration avec l’UNADEV, William, jeune étudiant en cinéma nous explique pourquoi il a fait ce choix d’orientation professionnelle.

Portrait de William

William, un étudiant engagé !

 

Cet italien de 25 ans, étudiant en 2ème année de Master « Recherche et Cinéma » à Bordeaux s’est lancé dans l’audiodescription, il y a maintenant 2 ans.  Après une année d’Erasmus en France, il termine en 2016 sa licence en Italie et bénéficie d’une formation proposée par l’Université de Turin : « Culture et accessibilité du monde  de l’art ». Et là, c’est comme une évidence, rendre la culture accessible à tous est une mission faite pour lui.

Rendre accessible une œuvre d’art visuelle à des personnes qui ne peuvent pas y accéder, transmettre des émotions, tout en restant objectif, j’avais trouvé ma voie.

 

En 2017, dès son arrivée à l’Université de Bordeaux, William s’est rapproché de l’UNADEV et a ainsi été mis en contact avec la ville de Mérignac, ville très impliquée dans l’accessibilité des personnes déficientes visuelles.

L’audiodescription un métier en devenir…

Un A et un D avec des ondes, le logo

Le logo de l’audiodescription

Depuis la loi sur l’accessibilité, l’ensemble des techniques qui permettent de rendre des films, des spectacles ou des expositions, accessibles aux personnes aveugles ou malvoyantes grâce à un texte en voix off se multiplient.

Pour rappel, l’audiodescription a été créée dans les années 70 aux États-Unis par un étudiant qui décrivait des films à son camarade de classe aveugle. Ce procédé décrit les éléments visuels de l’œuvre cinématographique, audiovisuelle ou sportive par un texte lu hors champ placé entre les dialogues et les éléments sonores importants. Tout cela sans pour autant briser le rythme et l’action.

Aujourd’hui l’audiodescription met en valeur  trois éléments principaux :

  • Une réponse aux besoins du public déficient visuel
  • Une exigence de fidélité à l’œuvre audiodécrite
  • Le travail de description et de rédaction en vue de l’oralisation

Pour William, ce travail implique également de posséder une bonne connaissance des supports artistiques concernés, par exemple des techniques de la création cinématographique et audiovisuelle. « Quand on sait comment se construit un film on connait l’importance des silences et on sait à quel moment on peut ou pas parler en voix off. »

jeune homme avec casque sur les oreilles.

William en enregistrement

 

A la question sur ses projets professionnels, William répond clairement : « j’ai un accent italien prononcé et je peux aujourd’hui difficilement intégrer des structures reconnues comme l’association Valentin Haüy. En revanche, je souhaite continuer à travailler sur des expositions en Aquitaine, j’envisage même de proposer des expériences sensitives destinées aux voyants et aux non-voyants, en unissant la culture et l’audiodescription. »