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Être auxiliaire de vie sociale à l’UNADEV : une expérience unique

 

Enrichissantes, variées, encadrées et stimulantes… les missions des AVS du Service d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) de l’UNADEV ne manquent pas d’attrait.

Créé dans les années 80, le SAAD est composé de 17 auxiliaires de vie (hommes et femmes) employés par l’UNADEV et formés spécifiquement pour accompagner des personnes en situation de handicap visuel en Gironde. Il s’adresse à environ une centaine de personnes adultes malvoyantes et non-voyantes résidant sur Bordeaux et sa métropole.

Ses missions ? Compenser le handicap visuel dans la vie quotidienne et maintenir l’autonomie de la personne.

Une personne aveugle attrape un bol dans sa cuisine

Une personne aveugle peut être aidée dans ses gestes quotidiens par un(e) AVS comme ici dans une cuisine

Pour cela, un véritable projet de vie est élaboré de manière individualisée en fonction des besoins et des capacités du bénéficiaire.

Emilie, 35 ans et Damien 25 ans, auxiliaires de vie à l’UNADEV sont unanimes. Travailler au quotidien au sein d’une structure spécialisée dans le handicap visuel comme le SAAD est une véritable chance. Des rencontres passionnantes, des projets qui visent à maintenir une autonomie, un travail en équipe…

Être AVS auprès des personnes déficientes visuelles est un métier où l’on sait tout de suite à quoi et à qui l’on sert.

 

On avance en équipe

Arnaud quant à lui est coordinateur du service. Son rôle ? Transmettre toutes les informations utiles aux différents protagonistes lors de la prise en charge d’un nouveau bénéficiaire. « Concrètement, un auxiliaire de vie doit avoir toutes les informations en mains avant sa mission.  Chaque poste s’inscrit dans une logique d’appartenance à une équipe coordonnée et à un service qui travaille avec de nombreux partenaires, des psychologues, orthoptistes, instructeur en locomotion…. L’AVS qui est souvent livré à lui-même dans son quotidien sera ici soutenu psychologiquement et concrètement par son équipe et sa hiérarchie, totalement solidaire. »

En devenant auxiliaire de vie à l’UNADEV, le salarié bénéficie d’une sensibilisation spécifique au handicap visuel, de techniques de guide et de compensation. Des outils qui permettent ainsi à l’auxiliaire de mieux appréhender ses missions pour un accompagnement optimal.

Des réunions d’équipes sont également mises en place régulièrement. Pour Natacha, Responsable du service, « L’auxiliaire de vie est écouté, conseillé, accompagné. Nous sommes très reconnaissants de l’engagement de l’ensemble de nos collaborateurs qui font preuve d’un grand professionnalisme, d’empathie, et de bienveillance envers les personnes déficientes visuelles. »

L’AVS n’est pas une aide-ménagère

En effet, ses missions vont bien au-delà, si ménage il y a, il se fera avec le bénéficiaire mais jamais à sa place.  A l’UNADEV, pas d’horaires de nuit ni de travail le week-end, ce qui est suffisamment rare dans cette profession pour être signalé.

Une auxiliaire de vie assise sur un banc avec une personne aveugle accompagnée de son chien-guide

L’auxiliaire de vie, une aide précieuse pour les personnes malvoyantes ou non-voyantes

L’auxiliaire a pour mission d’aider chaque bénéficiaire à construire et mettre en œuvre son projet de vie, tant dans les gestes de la vie quotidienne que sur des projets plus larges : déménager, partir en vacances, s’équiper de matériel adapté, intégrer des activités culturelles ou de loisirs…

Dans le quotidien, concrètement, il travaille avec les capacités de chaque personne pour l’aider à faire ce que le bénéficiaire ne peut pas faire seul comme :

  • la préparation des repas,
  • l’organisation des placards alimentaires, pose de code braille sur emballage pour les retrouver plus facilement,
  • le rangement des placards vestimentaires par type de vêtements/ couleurs/ textures…
  • l’aide à la gestion administrative et budgétaire : remplir des documents, lecture du courrier,
  • aller faire les courses (boulangerie, pharmacie, épicerie, banque, poste, …)
  • l’accompagner à pied ou en voiture pour des rendez-vous médicaux, administratifs ou aller se balader (parc, shopping, cinéma…)

Un métier destiné AUSSI aux hommes

Damien, auxiliaire de vie à l’UNADEV n’a pas choisi ce métier par hasard, sa mère est aide-soignante. Il ne se voyait pas travailler ailleurs, que dans le milieu médico-social.  “J’aime avant tout les rapports humains, j’aime écouter les autres et surtout, j’aime pouvoir accompagner et aider (…) c’est ici, ce que je fais chaque jour.”

“Aujourd’hui, le métier s’est démocratisé et il n’est pas rare de trouver 4 ou 5 hommes dans un groupe d’auxiliaires de vie, ce qui ne se serait jamais vu il y a encore une dizaine d’années”. 

Le temps, cette ressource inestimable

Pour Emilie, Référente bientraitance au sein du service, la notion de temps accordé au bénéficiaire est primordiale. “Dans de nombreuses structures, on doit faire vite, nous, on peut prendre notre temps pour écouter, partager, échanger, c’est fondamental. Nous restons au minimum 2 heures avec chaque bénéficiaire et ce n’est vraiment qu’un minimum.”

Être auxiliaire de vie auprès d’un bénéficiaire est donc un métier très enrichissant, où chaque petite victoire d’autonomie de la personne suivie est une grande victoire pour l’ensemble de l’équipe.