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Equipement en ophtalmologie pour le CHU de Bordeaux

 

L’UNADEV a remis au service d’ophtalmologie du Pr Jean-François Korobelnik, au CHU de Bordeaux, le 2 février 2018, un nouvel appareil d’imagerie de la rétine. Il s’agit plus précisément d’un “ophtalmoscope laser à balayage”, d’un montant de 106 700 €.

De gauche à droite : Philippe Vigouroux, Directeur Général du CHU de Bordeaux, Laurence de Saint Denis, Présidente de l'UNADEV et Jean-Francois Korobelnik, Pr et chef du service d'ophtalmologie au CHU de Bordeaux

De gauche à droite : Philippe Vigouroux, Directeur Général du CHU de Bordeaux, Laurence de Saint Denis, Présidente de l’UNADEV et Jean-Francois Korobelnik, Pr et chef du service d’ophtalmologie au CHU de Bordeaux

 

Consciente de l’avancée des maladies de la vue (glaucome, DMLA, pathologies rétiniennes) et encouragée par ses membres bienfaiteurs, l’UNADEV a choisi, depuis plusieurs années maintenant, d’aller combattre le problème de la déficience visuelle à la source. Comment ? En soutenant la recherche médicale et en organisant partout en France des opérations de prévention.

En termes de santé visuelle, l’objectif pour 2017-2018 est de trouver les projets les plus innovants et efficaces. C’est ainsi que l’UNADEV a souhaité financer un matériel dernière génération pour le CHU de Bordeaux. Un partenaire qu’elle connaît bien puisqu’elle accompagne des patients ayant bénéficié de rétines artificielles opérés au CHU, pour deux types de rééducation : une rééducation visuelle et une rééducation dite de locomotion.

Un nouvel équipement de pointe

La technologie est unique, aucun autre dispositif ne permet sans dilation et en ¼ de seconde d’obtenir une image à 200° soit 82% de la rétine.

L’appareil, nommé “California”, réalise une image de presque toute la rétine, depuis la périphérie lointaine jusqu’au centre. Les images sont saisies très facilement et sans gêne pour le patient, sans contact avec la cornée. Ce matériel, dernière génération, permet de réelles avancées dans le cadre du diagnostic mais aussi du suivi de nombreuses pathologies rétiniennes, en réalisant des photographies du fond d’œil et des angiographies rétiniennes en ultra grand champ (200°).

L’histoire familiale touchante à l’origine de la création de l’imagerie rétinienne Optomap®

Alors que le petit Leif, en Ecosse, est un garçon très myope, en 1990 il perd la vue d’un œil suite à un décollement de la rétine détecté trop tard par les médecins. Dans les examens de suivi, le père, Douglas, constate que les équipes médicales n’arrivent pas à obtenir de bons aperçus de la périphérie de la rétine, à part sous anesthésie générale.

Il décide donc de fonder sa propre société, au départ pour lancer des recherches sur un dispositif adéquat et plus convivial pour le patient. Après plusieurs années de travail et un 1er prototype, le Panoramic200 (P200), (qui permet une visualisation à 200 degrés en un seul cliché), Douglas crée une nouvelle société. Son fils de 9 ans à l’époque choisit de la baptiser “Optos”, qui signifie vision en grec. C’est ainsi qu’il commercialise un appareil qui produit une image haute résolution de la rétine, l’optomap®.

Plus de 10 000 appareils sont installés à ce jour à travers le monde et plus de 60 millions de patients ont déjà reçu un optomap.

Ce que permet ce nouvel équipement 

  • Des photos du fond de l’œil pour suivre le bon positionnement des implants rétiniens dans le cadre du suivi de patients aveugles implantés ;
  • Des angiographies chez les diabétiques (analyse du réseau vasculaire rétinien), avec un meilleur diagnostic de l’ischémie rétinienne périphérique (diminution de l’apport sanguin au niveau des cellules rétiniennes) pour guider le traitement laser et ainsi prévenir les complications sévères de la rétinopathie diabétique aboutissant à la cécité ;
  • Des angiographies en cas d’occlusion veineuse rétinienne, d’uvéite ou en cas de drépanocytose pour les mêmes raisons que chez les diabétiques ;
  • Des photos de décollement de rétine par déchirure très utiles lors de formations aux jeunes médecins et orthoptistes.

Comme l’indique le Pr Jean-François Korobelnik, chef du service d’ophtalmologie au CHU de Bordeaux :

« Voir la périphérie avec l’optomap®, en particulier en angiographie, est vraiment indispensable en cas d’anomalie rétinienne vasculaire (rétinopathie diabétique, occlusion veineuse, drépanocytose) »

 

En savoir plus sur le service d’ophtalmologie du CHU de Bordeaux

Le service d’ophtalmologie du CHU de Bordeaux est organisé en trois unités : cataracte, chirurgie réfractive, cornée, glaucome, lentilles – Rétine, uvéites, neuro-ophtalmologie – Ophtalmo-pédiatrie, orbite, paupières, allergologie.

Les professeurs Delyfer et Korobelnik sont des experts reconnus à un niveau national et international dans le diagnostic et le traitement des maladies rétiniennes. Ils pratiquent chaque semaine de nombreuses interventions chirurgicales pour traiter des patients jeunes ou moins jeunes présentant des maladies urgentes de la rétine (décollement de rétine, traumatisme, …) ou moins urgentes (membrane épimaculaire, trou maculaire, rétinopathie diabétique, …). Les chirurgies sont réalisées en routine sous anesthésie locale, en ambulatoire, en utilisant les dernières technologies.