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L’UNADEV lève le voile sur la cataracte

 

Baisse progressive de la vue, sensation de brouillard devant les yeux, éblouissement à la lumière vive, trouble de la vision des couleurs… Les signes de la cataracte apparaissent souvent vers 60 ans mais ne sont pas rares avant cet âge, si la maladie est congénitale ou secondaire à un traumatisme.

Vue agrandie d’un œil humain atteint de cataracte prise avec une lumière diffuse.

La cataracte est une pathologie très fréquente

Selon l’Inserm, cette maladie de la vue touche plus d’une personne sur cinq à partir de 65 ans et près de deux sur trois après 85 ans. Elle est en augmentation constante dans les pays développés du fait de l’allongement de l’espérance de vie. »

La cataracte c’est quoi ? Dans cette maladie connue depuis l’Antiquité, on observe une opacification partielle ou totale du cristallin qui menace la vue à long terme, un processus lent lié à l’accumulation de facteurs oxydants au cours de la vie. Son évolution entraîne une baisse progressive de la vue, associée à un éblouissement à la lumière vive. Comme pour la presbytie, c’est le cristallin qui est responsable. Il s’opacifie progressivement au cours des ans pour devenir comme une « vitre fumée» et peut atteindre un œil ou les deux yeux. Si l’acuité visuelle de près est souvent conservée, la vision de loin est quant à elle bien plus impactée. Ne pas hésiter à consulter, dès l’apparition des premiers symptômes.

Paysage vu avec une cataracte

Vue avec une cataracte

Cette maladie le plus souvent liée à l’âge, peut toutefois être congénitale chez l’enfant ou secondaire à un traumatisme oculaire, une inflammation, un diabète ou encore une rétinite pigmentaire chez l’adulte. La cataracte est alors souvent plus précoce.

La baisse de la qualité de vision n’est pas améliorable par correction optique (lunettes). La cataracte a un réel impact sur la qualité de vie, avec des répercussions sur les activités quotidiennes (conduite, lecture) et une augmentation potentielle des risques d’accidents et de chutes.

La chirurgie de la cataracte : l’acte médical le plus pratiqué en France

Ce sont près de 830 000 interventions qui ont été réalisés en 2017… Si le processus de détérioration de l’acuité visuelle est lent et progressif, il n’est pas irréversible, le traitement par chirurgie peut en effet restituer une fonction visuelle normale.

Une opération rapide et maitrisée, selon Quentin de Bosredon, Ophtalmologue à Bordeaux : « L’intervention s’effectue en ambulatoire, sous anesthésie locale, avec un gel ou des collyres. Elle consiste en l’ablation du cristallin et son remplacement par un implant intra-oculaire. Pour accéder à l’intérieur de l’œil, le chirurgien effectue une petite incision au niveau de la cornée, puis fragmente le cristallin à l’aide d’une sonde à ultrasons. Les fragments sont ensuite émulsifiés par cette sonde. Le cristallin est alors remplacé par l’implant qui est plié pour son introduction, se déployant dès sa mise en place. L’acte chirurgical dure environ vingt minutes et est complètement  indolore. »

MESURES PRÉVENTIVES IMPORTANTES : arrêter de fumer, protéger ses yeux du soleil, protéger ses yeux au travail et dans les loisirs, manger suffisamment de fruits et de légumes et contrôler sa glycémie en cas de diabète.

Les dernières innovations dans le domaine de la chirurgie de la cataracte permettent aujourd’hui une récupération visuelle plus rapide. Les chirurgiens pratiquent en effet, de très petites incisions, auto-étanches, ce qui signifie que les sutures ne sont plus nécessaires. En utilisant les dernières technologies, ils effectuent des mesures précises de l’œil affecté et appliquent ainsi des formules optimisées pour déterminer la puissance de l’implant nécessaire au remplacement du cristallin opacifié.

Il y a une trentaine d’années, la guérison pouvait prendre plusieurs mois, le patient étant hospitalisé et immobilisé pendant des semaines. Aujourd’hui, celui-ci peut sortir une à deux heures après l’intervention, l’œil protégé par une petite coque, et reprendre ses activités normales assez rapidement. Le traitement chirurgical permet dans plus de 90% des cas une récupération fonctionnelle excellente et rapide dès le lendemain de l’intervention mais il faudra attendre que le processus de cicatrisation soit totalement terminé (15 à 30 jours) pour récupérer une acuité visuelle maximale. La seule restriction consiste généralement à ne pas nager pendant un mois après la chirurgie. Cependant, la plupart des patients peuvent soulever des poids, faire du jogging, jouer au tennis ou au golf dès qu’ils se sentent prêts, environ une semaine après.

En raison de l’excellente qualité de la chirurgie ophtalmologique actuelle et de son très faible taux de complications (inférieur à 1 %), en France, la cataracte ne doit plus être considérée comme une pathologie handicapante car elle est curable.