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Prévention et facteurs de risques des affections de la macula

 

En 2016, les Journées nationales d’information et de dépistage de la DMLA sont devenues les « Journées de la macula » et ont été élargies à l’ensemble des maladies de la macula. Deux pathologies en particulier ont été mises en avant dans les actions de sensibilisation et de dépistage menées : la DMLA et la maculopathie diabétique.

TAche noire au milieu d'un visage pour illustrer la DMLA

Affiche DMLA-journées nationales de la macula

Âge, mauvaise hygiène de vie, génétique… la plupart des  facteurs de risques de la DMLA sont connus. À l’occasion des journées nationales de la Macula du 26 au 30 juin, Thibaut Fourteau Responsable Santé de l’UNADEV, nous livre quelques pistes pour prévenir la DMLA.

Thibault Fourteau responsable santé UNADEV.

Thibault Fourteau responsable santé UNADEV.

La DMLA en quelques mots

La dégénérescence maculaire liée l’âge est une altération de la macula pouvant avoir de lourdes conséquences au plan visuel. Concernant plus d’un million de personnes en France, elle peut entraîner une perte de la vision centrale. Cette maladie est insidieuse et apparaît souvent sans que des signes d’alerte ne soient perceptibles. Si nous ne pouvons agir sur certaines causes comme l’âge ou la susceptibilité génétique, d’autres en revanche peuvent être supprimées. 

Adopter une alimentation plus saine…

Pour Thibaut Fourteau, « les mauvaises habitudes alimentaires semblent multiplier les risques de survenue de la DMLA. Ainsi, la reprise d’une alimentation équilibrée est primordiale chez les sujets risquant de développer la maladie. Un régime approprié est donc recommandé. »

 

Quelques recommandations :

  • Favoriser les acides gras oméga-3 indispensables au bon fonctionnement des photorécepteurs de la rétine. On les trouve essentiellement dans les poissons gras (saumon, hareng, maquereau, thon) et dans les végétaux tels que les noix, le germe de blé, le soja.
  • Augmenter les aliments contenant des pigments caroténoïdes (lutéine et zéaxanthine). Ceux-ci ont un rôle protecteur très forts, et n’étant pas synthétisés par notre organisme leur apport est donc exclusivement alimentaire. « Les épinards et les choux frisés en sont richement dotés mais on les retrouve aussi dans beaucoup de légumes verts et dans le jaune d’œuf. »
  • Multiplier les micro-nutriments anti-oxydants qui empêchent les réactions d’oxydation conduisant à l’altération des cellules de la rétine. « Les principaux sont la vitamine E, la vitamine C, le sélénium, le zinc ainsi que les caroténoïdes que l’on retrouve dans les carottes, dans les tomates, le melon, les pastèques, les goyaves, les pamplemousses… »

Une alimentation plus équilibrée

L’obésité, le surpoids et la surcharge pondérale que cela entraîne semblent accroitre sensiblement les risques d’avoir une DMLA. En effet, ce risque est doublé pour une personne obèse. Il est donc important de limiter son alimentation trop grasse, trop salée et trop sucrée. Il est important également de multiplier les activités physiques et sportives régulières pour limiter la sédentarité, autre facteur d’obésité et donc indirectement de DMLA.  

On supprime le tabac

Selon de nombreuses études, comme celle du Archives of Ophthalmology, vol.126, n°1, pp.115-121 : plus le nombre de cigarettes fumées est important, plus la vue est altérée. Cette relation est vraie pour nombre de troubles de la vue, et particulièrement pour la dégénérescence maculaire liée à l’âge, qui est 3 à 4 fois plus élevée chez les fumeurs. Il est également démontré qu’à l’inverse, l’arrêt d’un tabagisme contribue à un retour du risque proche de la normal. Ceux qui poursuivent leur tabagisme, augmentent quant à eux le risque d’atteinte ultérieure maculaire de l’autre œil.

 

Affiche avec tache blanche au centre. Journée de la macula.

Affiche maculopathie diabétique-journée de la macula.

Pour la maculopathie diabétique. La prévention de la maladie repose sur deux piliers :

  • Faire contrôler sa vue chaque année par un ophtalmologiste.
  • Surveiller sa tension, son taux de cholestérol et de glucose dans le sang.

On limite l’apparition des symptômes

Même s’il n’est aujourd’hui pas possible de guérir la DMLA, il existe dans certains cas (DMLA exsudative), des traitements pour en ralentir l’évolution.  Pour Thibaut Fourteau,

« Il est fondamental de consulter régulièrement un ophtalmologiste pour prévenir au plus tôt l’avancée de la maladie surtout à partir de 50 ans. Plus tôt on traitera, mieux ce sera. »

 

Il est conseillé de se rendre chez son spécialiste, au moins une fois tous les 2 ans si tout va bien. Ne pas oublier de lui préciser s’il y a des antécédents familiaux, un examen complémentaire plus fin sera ainsi effectué.

Si les examens de dépistage révèlent des signes de Maculopathie liée à l’âge (totalement asymptomatique), de maculopathie diabétique ou d’une autre maladie de la macula (occlusion veineuse rétinienne ou autre), un bilan plus approfondi sera programmé pour confirmer ou non ce diagnostic. Seul un praticien pourra déceler des signes cliniques, notamment grâce à un examen du fond d’œil pratiqué chaque année chez toutes les personnes de plus de 55 ans.

En conclusion, pour limiter les risques, on mange mieux, on fait plus de sport ; on arrête de fumer et on va régulièrement chez son ophtalmologiste.

Profitez des journées nationales de la Macula pour bénéficier d’un dépistage. Pour accéder à la liste des ophtalmologistes et des services hospitaliers participant aux Journées de la macula avec leurs coordonnées et les plages horaires, cliquez ici.

Quelques chiffres
La DMLA est la première cause de malvoyance, en France, chez les personnes âgées de plus de 50 ans.
Un million de personnes sont atteintes par une forme plus ou moins sévère de la maladie.
Une personne sur 4 après 75 ans et 1 personne sur 2 à partir de 80 ans seraient concernées par la DMLA.